Bonjour,
J’espère que vous vous portez tous bien.
Vous êtes peut-être en train de vous interroger sur la provenance de cet email ou la forme qui ne correspond pas à la newsletter que j’ai l’habitude de vous envoyer
C’est normal, pour fêter les 7 années d’existence, j’ai enfin décidé de passer sur un site permettant d’éditer plus facilement et proprement la newsletter.
La forme est encore à parfaire (j’ai bien galéré pour m’approprier un minimum l’interface, et je viens de passer la journée à créer une liste de diffusion en ajoutant les adresses par lots de 8…), mais le résultat devrait vous paraître moins biscornu si vous me lisez sur un smartphone.
Vous verrez également que j’ai introduit des notes sur 5, à l’image de ce qu’on trouve sur Letterboxd ou Allociné. Ces notes descendront très rarement en dessous de 3.5, sachant que je vous présente ici la crème des programmes que j’ai pu visionner. J’introduirai peut-être prochainement un “vrac” intégrant certains qui m’ont moyennement voire pas du tout intéressé.
Voici donc enfin quelques suggestions de films/séries à visionner cette semaine.
Pas de coup de cœurs formels cette semaine, sinon il y en aurait trop dans cette catégorie…
Sur CANAL+ à la demande :

Magnolia (2000) de Paul Thomas Anderson - ★★★★★
Au cours d'une journée comme les autres, à Los Angeles. Plusieurs personnages abandonnent dans la douleur leur vie habituelle avant de mourir ou d'entrer dans la sagesse. Ainsi Linda, qui a épousé Earl pour son argent, découvre qu'elle l'aime vraiment au moment où il est à l'agonie. Lui-même veut revoir son fils, qu'il a abandonné trente ans plus tôt.
On me demande souvent quel est mon film préféré, eh bien voici l’un des deux, une machine à laver émotionnelle de 3h !!
C’est un film chorale à la manière de ceux de Robert Altman, où chaque personnage est lié de près ou de loin à un autre. Le casting est conséquent mais chaque personnage est marquant, plus ou moins tous des laissés pour compte au sein de Los Angeles.
La bande originale est quasi-exclusivement composée de chansons interprétées par Aimee Mann, dont les chansons fusionnent sans pareil avec les images de Paul Thomas Anderson.
Si vous avez apprécié son dernier opus “Une Bataille après l’Autre”, ne manquez pas ce 3ème long métrage de Paul Thomas Anderson !
Au cinéma :

28 Ans Plus Tard : Le Temple Des Morts (2026) de Nia DaCosta - ★★★½
Interdit - 16 ans = âmes sensibles s’abstenir !!
Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar.
C’est une suite directe du « 28 ans Plus Tard » (sorti il y a tout juste… 28 semaines !), mais qui réussit à se démarquer totalement de ses prédécesseurs.
On y suit ainsi deux groupes : d’une part le maître de ce temple des morts magnifiquement incarné par Ralph Fiennes, et d’autre part les “Jimmys” mené par un sadique Jack O’Connell.
Ces derniers procurent au film son lot d’horreur viscérale, démontrant une nouvelle fois que dans un film de zombies (pardon, d’infectés…), le danger vient le plus souvent des humains ayant survécu à l’apocalypse.
Le traitement scénaristique de ces deux groupes m’a paru rondement mené et intelligent, notamment la partie de Ralph Fiennes qui fait véritablement avancer le contexte de cette saga.
La réalisation est moins tape à l’œil que sur le précédent volet, tout en restant très plaisante.
In fine peut-être moins accessible que son prédécesseur mais franchement plus original, vivement le dernier opus donc !
Sur ARTE le dimanche 18 janvier à 21h (pas de replay) :

Gravity (2013) de Alfonso Cuarón - ★★★★
Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit.
Ce film doit être visionné sur l’écran le plus large possible compte-tenu de son immersion absolue. A sa sortie il m’avait paru parfait sur le plan technique, très prenant et très réussi sur le fond. Il fait certes office de grand-huit cinématographique, mais vous n’avez pas besoin de débrancher vos neurones pour l’apprécier pleinement.
Et, au-delà de la technique, il faut noter la performance de Sandra Bullock qui se montre formidable tout du long.
Sur APPLE TV :

Severance (2022-) - ★★★★½
Mark Scout travaille pour Lumon Industries, où il dirige une équipe dont les employés subissent une opération chirurgicale de séparation entre leurs souvenirs liés à leur vie professionnelle et ceux liés à leur vie privée. Cette expérience risquée de l’équilibre entre travail et vie personnelle est remise en cause lorsque Mark se retrouve au cœur d’un mystère qui le forcera à affronter la vraie nature de son travail… et la sienne.
Saison 1 : Attention, si vous découvrez enfin cette série, il faut vous armer un peu de patience (correspondant à 4/5 épisodes sur les 9 de la première saison) pour qu’elle délivre tout son potentiel.
L’intrigue est située dans un univers kafkaïen où les employés d’une multinationale se font introduire une puce dans leur cerveau qui dédouble totalement leur personnalité, au point que la personnalité au travail et celle du dehors n’ont aucune connaissance l’une de l’autre.
La mise en place de cet univers original prend donc son temps, mais une fois celle-ci évacuée les enjeux narratifs deviennent plus forts et rapidement passionnants.
Saison 2 : Vu l’énorme délai entre les deux saisons, j’ai pris le temps de revoir la première avant de me lancer dans la seconde.
Et j’ai bien fait car elles sont rarissimes, ces séries au concept totalement innovant qui, après une brillante première saison, réussissent à transcender ce succès avec une seconde saison encore plus impressionnante.
En effet le scénario permet d’élargir l’univers de cette entreprise kafkaïenne, de développer très intelligemment ses personnages, de faire progresser l’empathie du téléspectateur, et surtout de donner des réponses à certains des mystères.
Comme cela avait été le cas pour le dernier épisode de la S1, le dernier de cette seconde saison est absolument génial, l’un des meilleurs que j’ai pu voir en 2025 !

Plur1bus (2025-) - ★★★★
La personne la plus malheureuse au monde est la seule capable de sauver l’humanité… du bonheur.
Pour ceux qui ne l’ont pas encore découverte, je vous conseille de vous y lancer totalement à l’aveugle, sans rien connaître de son histoire (à ce titre on tient le mensonge de l’année dans le résumé ci-dessus !).
Ce fut mon cas, j’étais resté sur la bribe de pitch inscrite sur cette affiche, et me suis lancé uniquement sur la base du nom de Vince Gilligan (créateur de “Breaking Bad”) et des critiques qui semblaient dithyrambiques.
Si lors des premiers épisodes on pense fortement à un classique de la SF (adapté à de nombreuses reprises), la narration s’en éloigne heureusement pour proposer un scénario franchement innovant, qui réussit systématiquement à dévier les attentes de ses spectateurs.
Comme ce fut le cas sur “Breaking Bad“, la réalisation est hyper maline et très recherchée, la mise en scène et les cadrages des plans sont souvent épatants.
La touche finale est apportée par la formidable interprétation de Rhea Seehorn, déjà impeccable dans “Better Caul Saul”, et qui ici explose tout sur son passage (au sens figuré… et littéral !).
Sur AMAZON PRIME VIDEO :

Looper (2012) de Rian Johnson - ★★★★
Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…
Ne vous laissez pas abuser par le nom de Bruce Willis en haut de l’affiche, ceci n’est pas l’une des innombrables séries Z qu’il a enchainées pendant les dernières années de sa carrière, c’est même d’ailleurs son “meilleur dernier film” et il remonte à 2012.
Les films de SF sérieux et réussis étant très rares, j'espère qu’il gagnera avec les années le statut de "classique moderne de la SF" qu'il mérite amplement.
Sur NETFLIX :

Raging Bull (1980) de Martin Scorsese - ★★★★
Jake LaMotta est un boxeur américain d'origine italienne surnommé “le taureau du Bronx”. Issu d'un milieu modeste, il atteint les sommets grâce à des combats mythiques, notamment contre Sugar Ray Robinson et Marcel Cerdan, qui le mèneront au titre de champion du monde des poids moyens.
Quand on pense aux films de Scorsese, on a souvent en tête ses films sur les truands et le crime organisé. Mais il ne faut surtout pas oublier cette biographie qui est l’un de ses meilleurs films, d’une beauté graphique à toute épreuve, où le noir et blanc est magnifié.
La performance de Robert de Niro est bien sûr exceptionnelle, avec le vrai cas d’école de prise de poids par un acteur (30 kg en 4 mois pour incarner Jack La Motta à la fin de sa vie), mais il ne faut pas oublier les dialogues (les fans de De Caunes / Garcia s’en souviennent) ou sa bande-son.
En bref, un des classiques du 7ème Art à ne pas louper.
Un mot toutefois sur la toxicité masculine de LaMotta, entre sa jalousie maladive et sa violence intérieure constante, qui m’a passablement secoué lors d’un nouveau visionnage il y a tout juste un an.

Les Vestiges du Jour (1993) de James Ivory - ★★★★
Stevens est depuis toujours un majordome exemplaire au service de Darlington Hall. Il décide enfin de s'accorder quelques congés. C'est l'occasion pour lui de se remémorer son passé et ses vieux souvenirs qu'il avait enfouis jusqu'ici. Lui revient alors dans l'esprit qu'un jour, il poussa jadis la femme de sa vie dans les bras d'un autre. Aujourd'hui est venu le temps des remords.
17 ans avant Downton Abbey, James Ivory mettait en scène le roman de Kazuo Ishiguro sur la vie d’un majordome incapable de divulguer ses sentiments à la femme qu’il aime, en parallèle de l’évolution de l’aristocratie anglaise au XXème siècle.
C’est le film de James Ivory que je préfère, une histoire très touchante notamment grâce à l’interprétation toute en finesse d’Anthony Hopkins.
Sur DISNEY+ :

Garden State (2004) de Zach Braff - ★★★★
Acteur de télévision, Andrew Largeman retourne dans son New Jersey natal pour l'enterrement de sa mère. Après neuf ans d'absence, Larger revoit son père, vieil homme dominateur, mais aussi tous ceux avec qui il a grandi. Ils sont aujourd'hui fossoyeur, employé de fast-food ou magouilleur professionnel. Sa rencontre avec la jolie Sam achève de le bouleverser.
Une petite pépite sortie en France en 2005, qui fut un tel coup de cœur que je suis retourné le voir en salle 3 semaines plus tard.
C’est une sorte de comédie romantique sur fond de dépression et de retour aux sources.
La BO est à tomber (20 ans plus tard elle fait encore partie de ma playlist…), le casting totalement attachant, le tout est porté par une mise en scène très recherchée.
Bonne journée,
Matthieu.
PS : si vous désirez que je vous retire de la liste de cet email, n’hésitez pas à me l’indiquer (il semble même y avoir un lien direct désormais).
PS² : n’hésitez pas à me donner votre avis si vous avez apprécié un titre suggéré (ou si vous l’avez détesté !).
PS3 : newsletter garantie sans I.A. !
